Amiante

L’amiante est une fibre minérale naturelle utilisée pendant plus de 70 ans pour ses grandes performances techniques et son faible coût. L’amiante a la caractéristique d’être incombustible, d’être un bon isolant thermique et électrique et de résister à la traction et à l’action corrosive des produits chimiques.

On distingue deux types d’amiante :

  • le chrysotile ou l’amiante blanc, qui représente la majeure partie de l’amiante industriel
  • les amphiboles, qui comprennent cinq espèces : l’anthophyllite, l’amosite, la crocidolite (amiante bleu), l’actinolite et la trémolite.

Interdit en France depuis 1997, il est toujours présent dans des bâtiments construits avant cette date. Dans le domaine du BTP, l’amiante a servi à la fabrication de nombreux produits, notamment :

  • Des plaques ondulées
  • Des canalisations
  • des dalles et des revêtements de sols
  • Des faux-plafonds
  • Des colles, enduits, mastics, joints, etc…
  • Des flocages à base d’amiante servant à isoler les gaines, conduits, canalisations, plafonds, cloisons, etc…

L’amiante est un produit extrêmement dangereux dont la toxicité n’est pas apparue tout de suite. Il faut en effet un délai de 20 à 40 ans après la première exposition pour assister à un développement éventuel d’une maladie respiratoire liée à l’amiante.

Les fibres d’amiante sont 400 à 500 fois plus fines qu’un cheveu. Elles contaminent l’atmosphère et pénètrent dans les poumons où elles se déposent. Elles peuvent ensuite déclencher des maladies bénignes comme les plaques pleurales ou bien plus graves comme le cancer du poumon ou les fibroses.

Après 1970, l’utilisation de l’amiante a fortement diminuée au fur et à mesure de la découverte de sa toxicité. Mais il restait encore de nombreuses quantités d’amiante dans de nombreux bâtiments publiques et habitations privées.

Selon les prévisions des scientifiques, le chiffre des décès devrait atteindre 10 000 morts par an et la progression se poursuivra jusqu’en 2030 voire 2040.

Les personnes les plus exposées sont bien sûr les professionnels du bâtiment qui ont exercé à l’époque où le risque sanitaire n’était pas avéré. Aujourd’hui, les professionnels qui opèrent dans des secteurs non désamiantés utilisent des protections. Les professionnels les plus concernés sont les plombiers, les électriciens, les maçons et les peintres. Les matériaux friables (flocages, calorifugeages) libèrent spontanément de l’amiante. Les matériaux non friables (dalles, plaques, joints en caoutchouc) n’émettent de l’amiante qu’en cas d’intervention (perçage, ponçage, etc…).

Les propriétaires d’immeubles construits avant 1997 ont l’obligation de procéder au repérage amiante, et de lancer un diagnostic amiante afin d’évaluer précisément la quantité et la localisation de l’amiante. En fonction des résultats, il sera décidé si la présence d’amiante éventuelle présente un risque sanitaire, auquel cas le désamiantage peut être indispensable. Le désamiantage est une opération couteuse et délicate, présentant elle même des risques sanitaires. Il faudra donc mesurer ces risques et les comparer au bénéfice apporté par un désamiantage.

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