Agro Matériaux

Les débouchés des agromatériaux restent encore à être développés, mais de plus en plus d’entreprises produisent ces matériaux écologiques qui correspondent à une demande croissante liée au développement durable.

Fabriqués avec des végétaux mêlés à des colles végétales ou des bio-plastiques (des plastiques non issus du pétrole, mais du maïs, de la patate ou de la canne à sucre), les agros-matériaux commencent à trouver des applications industrielles notamment dans le BTP et le secteur automobile.

Ainsi, le chanvre par exemple possède des qualités d’isolation qui commencent à être reconnues. L’amidon est lui aussi un des bio matériaux montants avec lequel on commence a fabriquer du mobilier et des cloisons. Des applications de plus en plus primées qui commencent à intéresser les multinationales.

Il y a fort à parier que les agromatériaux seront la norme d’ici quelques années.

Les matériaux des jouets

Enfin un guide simple reprenant les principaux matériaux qu’il faut éviter quand on achète un jouet. Pour se tenir au courant et fuir les Phtalates et autres Bisphénol, téléchargez le petit guide ici.

Trop de jouet contiennent encore aujourd’hui des produits chimiques de synthèse dangereux pour les enfants.

Le béton ciré

Depuis quelques années, le béton est passé du statut de matériau industriel bas de gamme à celui d’élément de décoration tendance. Sous sa forme cirée, il est de plus en plus demandé pour créer une ambiance “loft” ou un style “industriel”.

Le béton ciré a été créé par le fabricant Francesco Passaniti au début des années 90, et servait au début à réaliser des revêtements de sols industriels. Il a fallu attendre quelques années pour que ce matériau soit utilisé par les architectes et les particuliers. Si le béton brut est un matériau robuste et facile à utiliser, le béton ciré est un matériau vivant, difficile à stabiliser, et évoluant avec le temps.

Le béton ciré est constitué d’une base de béton classique, sur laquelle vient s’incorporer par saupoudrage, un durcisseur minéral quartz, teinté ou neutre, dans le but d’apporter couleur et dureté.

Si le béton ciré a d’abord été utilisé en revêtement de sol, il s’applique désormais également sur les murs, ou s’utilise comme plan de travail dans la cuisine, la salle de bains. Il commence même a être utilisé sous forme de meubles (bancs, tables basses, etc…).

Les avantages du béton ciré sont nombreux :il est très résistant, il demande un entretien classique (eau et serpillère), il est adapté à tous types de pièces, il peut s’appliquer sur un revêtement déjà existant, sans gros travaux. Son principal inconvénient est le risque de fissure sur les grandes surfaces. Ce risque est grandement réduit si le béton est posé par des professionnels ou si vous privilégiez les dalles au béton d’un seul tenant.

Le prix du béton ciré est paradoxalement assez élevé. Un professionnel peut vous demander jusqu’à 100€ le m2 pour un béton ciré de qualité. Ce n’est pas le béton qui est en cause, mais les produits ajoutés qui coûtent cher : fibres de polypropylène, durcisseur, cire acrylique, fixateur, etc… Certains fabricants proposent des produits à poser soi-même, à la  spatule (exemple : Betondeco). Il est également possible de suivre des stages de formation à la pose du béton ciré, comme en proposent les Ateliers de Vérone.

Si le béton ciré peut être utilisé en rénovation d’une surface existante, son utilisation dans une construction neuve permet d’inclure un chauffage au sol. Contrairement aux idées reçues, le béton ciré peut également s’utiliser en extérieur, à condition d’utiliser un traitement hydrofuge.

Amiante

L’amiante est une fibre minérale naturelle utilisée pendant plus de 70 ans pour ses grandes performances techniques et son faible coût. L’amiante a la caractéristique d’être incombustible, d’être un bon isolant thermique et électrique et de résister à la traction et à l’action corrosive des produits chimiques.

On distingue deux types d’amiante :

  • le chrysotile ou l’amiante blanc, qui représente la majeure partie de l’amiante industriel
  • les amphiboles, qui comprennent cinq espèces : l’anthophyllite, l’amosite, la crocidolite (amiante bleu), l’actinolite et la trémolite.

Interdit en France depuis 1997, il est toujours présent dans des bâtiments construits avant cette date. Dans le domaine du BTP, l’amiante a servi à la fabrication de nombreux produits, notamment :

  • Des plaques ondulées
  • Des canalisations
  • des dalles et des revêtements de sols
  • Des faux-plafonds
  • Des colles, enduits, mastics, joints, etc…
  • Des flocages à base d’amiante servant à isoler les gaines, conduits, canalisations, plafonds, cloisons, etc…

L’amiante est un produit extrêmement dangereux dont la toxicité n’est pas apparue tout de suite. Il faut en effet un délai de 20 à 40 ans après la première exposition pour assister à un développement éventuel d’une maladie respiratoire liée à l’amiante.

Les fibres d’amiante sont 400 à 500 fois plus fines qu’un cheveu. Elles contaminent l’atmosphère et pénètrent dans les poumons où elles se déposent. Elles peuvent ensuite déclencher des maladies bénignes comme les plaques pleurales ou bien plus graves comme le cancer du poumon ou les fibroses.

Après 1970, l’utilisation de l’amiante a fortement diminuée au fur et à mesure de la découverte de sa toxicité. Mais il restait encore de nombreuses quantités d’amiante dans de nombreux bâtiments publiques et habitations privées.

Selon les prévisions des scientifiques, le chiffre des décès devrait atteindre 10 000 morts par an et la progression se poursuivra jusqu’en 2030 voire 2040.

Les personnes les plus exposées sont bien sûr les professionnels du bâtiment qui ont exercé à l’époque où le risque sanitaire n’était pas avéré. Aujourd’hui, les professionnels qui opèrent dans des secteurs non désamiantés utilisent des protections. Les professionnels les plus concernés sont les plombiers, les électriciens, les maçons et les peintres. Les matériaux friables (flocages, calorifugeages) libèrent spontanément de l’amiante. Les matériaux non friables (dalles, plaques, joints en caoutchouc) n’émettent de l’amiante qu’en cas d’intervention (perçage, ponçage, etc…).

Les propriétaires d’immeubles construits avant 1997 ont l’obligation de procéder au repérage amiante, et de lancer un diagnostic amiante afin d’évaluer précisément la quantité et la localisation de l’amiante. En fonction des résultats, il sera décidé si la présence d’amiante éventuelle présente un risque sanitaire, auquel cas le désamiantage peut être indispensable. Le désamiantage est une opération couteuse et délicate, présentant elle même des risques sanitaires. Il faudra donc mesurer ces risques et les comparer au bénéfice apporté par un désamiantage.

Les principaux plastiques

Polyéthylène (PE) : un thermo plastique utilisé pour les canalisations. Durée de vie fonctionnelle 2 à 15 ans (d’où le problème que ces canalisations posent dans l’immobilier).

Polypropylène (PP) : produit par polymérisation du propylène avec des stabilisateurs pour résister aux ultra-violets et des antioxydants. On l’utilise dans les tubes, les câbles électriques, les isolants électriques. Durée de vie 3 à 10 ans.

Polystyrène (PS) : issu de la polymérisation du styrène en 2 classes de produits distincts : le polystyrène expansé (EPS) & le polystyrène extrudé (XPS). Les 2 sont utilisés pour l’isolation. Durant la production, ce plastique dégage beaucoup de gaz nocifs (benzène, éthyle benzène, pentane) En déchet, il est très mauvais pour l’environnement à cause des additifs entrant dans sa composition. Il est très dur à décomposer. Durée de vie de 5 à 10 ans.

Polyuréthane (PUR) : mélange de polyéthers (4%) et de isocyanates (40%) avec des composés organiques comme catalyseur et beaucoup d’antioxydants et de retardants. On le retrouve dans les adhésifs, les peintures. Durée de vie 7 à 10 ans.

Polyvinyle chloride/de chlorure (PVC) : issu de la polymérisation de vinyle chloré avec de très nombreux additifs (parfois jusqu’à 50% du produit) : antioxydants, anti ultraviolets, retardants, agent anti électricité statique. On le retrouve dans les cadres de fenêtres, les tubes et canalisations, le cuir artificiel, les papiers peints. En déchet : considéré comme la plus importante source de chlore. En brûlant, il dégage une forte concentration d’acide hydrochloré et de dioxine. Durée de vie : + de 10 ans.

Utilisations courantes des plastiques

Utilisations courantes des plastiques thermoplastiques - cet article est en rapport avec le sujet sur la transformation du plastique.

Le plastique se retrouve partout dans notre vie courante. Voici les principales utilisations de chaque plastique dans les objets de la vie quotidienne.

Utilisation des plastiques d’origines oléfiniques :

Polyéthylène ou polyoléfine : sacs et sachets emballage souple, emballage alimentaire, tube souple, isolation des câbles, fleurs artificielles. La résistance au germe et l’inertie de la matière (pas d’échange pouvant altérer le goût) en fait un plastique utilisé pour les recouvrir les barquettes alimentaires.

Polyéthylène ou polythène (PEHB) : ce plastique plus solide et résistant aux acides est utilisé pour obtenir des récipients essentiellement, où toute autre pièce au corps creux : flacons, bouteilles de détergents et produits d’entretien, jerrycan, poubelles, gros tube, conduites de gaz…

Polypropylène (PP) : un plastique indéchirable, flexible, léger et facilement recyclable, on l’utilise pour la fabrication de géotextiles (tissus faits de matériaux synthétiques généralement destinés aux travaux du bâtiment et de l’agriculture, on s’en sert souvent pour drainer les sols), les grosses cordes de marine, les sacs tissés de grande contenance (pomme de terre, charbon, sable). On le retrouve pour toutes les applications nécessitant soit une résistance aux chocs, soit une bonne résistance mécanique. Lire la suite de cette entrée »

Phtalate

Les phtalates sont des produits chimiques issus du naphtalène, produit à partir du goudron, de la houille ou du pétrole. Ils se présentent industriellement sous la forme d’un liquide transparent, inodore, incolore et très visqueux. Les phtalates sont hydrophobes (ils se mélangent mal à l’eau) mais se fixent rapidement lorsqu’ils sont exposés à des graisses ou des alcools.
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Nouvelles cellules solaires en plastique

La société Solarmer Energy Inc. a réussi à développer une nouvelle génération de cellule solaire basée sur des polymères plastiques. Le ratio de transformation énergie solaire / électricité est de l’ordre de 8% contre 5% d’ordinaire. L’intérêt ? Ces nouvelles cellules seront capables d’alimenter des appareils portables comme les téléphones et les ordinateurs. La clé de leur technologie réside dans l’utilisation d’un semi-conducteur mêlé à un polymère ce qui a permis de réduire l’épaisseur de la cellule solaire à 100 nanomètres (1000 atomes de large). Solarmer espère passer au stade industriel cette en fin d’année.

Techniques de moulage du plastique

Le plastique est un matériau présenté la plupart du temps sous forme de granulés qu’il faut transformer pour obtenir le produit fini. Il existe 3 grandes familles de plastiques :

  • Les thermoplastiques (ou TP) qui ont la particularité de pouvoir être refondus et retravaillés à volonté.
  • Les thermodurcissants (ou TD) dont le chauffage provoque une réticulation (les chaînes moléculaires du plastique créé des connexions, les pontages, qui fixent à jamais la forme donnée à la matière). Une fois chauffés, les plastiques thermodurcissants conservent leur forme. Toute montée en température ultérieure ne fera que renforcer les ponts moléculaires et rendra le plastique plus dur, jusqu’à son point de combustion, où il se détruira.
  • Les mousses et plastiques allégés, qui nécessitent des procédés complexes d’injection-réaction.

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Le Bisphénol A pointé du doigt

Une étude de l’Université Rochester de New York revient cette semaine sur les dangers du bisphénol A, qui est utilisé comme monomère pour la fabrication par polymérisation de plastiques et de résines époxy. Cette substance controversée se retrouve notamment dans les contenants en plastiques (bouteilles, biberons, etc.).
L’étude démontre que le bisphénol A serait capable de passer dans l’organisme par les aliments ou la poussière pour se loger dans les tissus adipeux. L’action du bisphénol A sur les hormones est également source d’inquiétudes. Jusqu’à présent on pensait que le bisphénol A disparaissait rapidement dans l’organisme, or la substance reste présente dans les graisses du corps, ouvrant un risque d’accumulation progressive.

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